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La pétition EuroLinux atteint 55.000
signataires
EuroLinux appelle les gouvernements européens à
reprendre le contrôle de l'Office Européen des Brevets ou à
quitter la Convention Européenne sur le
Brevet
Alliance Eurolinux
petition.eurolinux.org
Pour diffusion immédiate
Metz, Munich & Paris,
20-11-2000 -La conférence diplomatique pour réviser la
convention européenne sur les brevets a commencé aujourd'hui à
Munich. Une des point clés de cette conférence concerne l'extension du
système de brevets aux logiciels en Europe. Pour d'évidentes raisons
liées à sa structure financière, l'Office Européen des Brevets est en
faveur d'une extension. Néanmoins, 55.000 citoyens, et notamment 2.000
chefs d'entreprise, ont signé jusqu'à maintenant la pétition Eurolinux
pour la protection de l'innovation logicielle en Europe. 200
entreprises européennes soutiennent cette pétition et plus de 100 se
sont exprimées publiquement sur le sujet. Il existe un consensus parmi
les économistes et les développeurs de programmes informatiques sur le
fait qu'une extension du système des brevets au logiciel porterait
sérieusement atteinte à l'innovation et la concurrence dans le secteur
de l'industrie logicielle informatique
La pétition Eurolinux a été prise en compte par le Parlement Européen
qui accueillait le 11 Octobre dernier à Bruxelles une conférence sur
les brevets logiciels et le commerce électronique en Europe.(http://petition.eurolinux.org/europarl). La
pétition Eurolinux a été prise en compte par la Commission Européenne
le 19 Octobre qui s'évertue désormais à étudier les impacts des
brevets logiciels et organise une consultation (http://petition.eurolinux.org/pr5.html).
La prise de conscience des dangers liés aux brevets logiciels est
montée en haut lieu parmi les politiciens et les fonctionnaires
européens. Il est maintenant admis que les brevets logiciels, tels
qu'ils existent aux USA, tendent à défavoriser l'innovation, créent
des risques légaux préoccupants pour les PME et diminuent la
motivation de partage des connaissances.
Néanmoins, le conseil d'administration de l'Office Européen des
Brevets (OEB) poursuit ses plans visant à légaliser les brevets
logiciels cette semaine à Munich, pendant la conférence de révision de
la Convention de Munich. Ce processus de révision est totalement
indépendant de l'Union Européenne. Il est principalement dirigé par
les représentants officiels des offices des brevets nationaux à l'OEB,
qui ont tendance à voter, pour des raisons évidentes, en faveur de
toute extension du système des brevets à moins qu'ils ne reçoivent des
instructions strictes pour ne pas agir ainsi.
Durant les 3 derniers mois, la grande majorité des gouvernements
européens (Danemark, France, Allemagne et Royaume-Uni) ont donné à
leurs représentants des instructions très strictes dans l'objectif de
repousser toute décision sur les brevets logiciels et d'attendre la
fin de la consultation en cours lancée par la Commission
Européenne. Il n'est toutefois pas certain que cette majorité, qui
représente plus de 75% de la population européenne, soit suffisante
pour contrecarrer les plans du conseil d'administration de l'OEB. La
procédure de vote désignée par le conseil d'administration de l'OEB en
septembre dernier requiert une majorité aux 2/3 pour repousser la
décision. Une coalition de petits pays (ex: Lichtenstein, Chypre) et
de pays qui ne sont pas membres de l'Union Européenne (ex: Suisse,
Turquie), avec une faible minorité de 2 membres de l'Union Européenne,
pourrait être suffisante pour forcer le reste de l'Europe à légaliser
les brevets logiciels. De plus amples détails peuvent etre trouvés
sur cette procédure sur le Web Eurolinux
(http://petition.eurolinux.org/munich/procedure.html), notamment une
analyse détaillée de la façon dont les gouvernements européns peuvent
reprendre le contrôle de la Conférence Diplomatique et de l'Office
Européen des Brevets.
Bernard Lang, de l'AFUL, membre de
l'alliance Eurolinux, note que La situation actuelle à Munich
montre déjà un clair manque de contrôle démocratique sur l'Office
Européen des Brevets, rendant cette organisation difficilement gérable
même pour nos gouvernements. A moins que les gouvernements nationaux
ne donnent des ordres stricts à leurs représentants à l'OEB, le
système de brevet sera étendu en Europe dans des proportions
imprévisibles sous la pression du lobbying pro brevet, sans apport de
débat démocratique et de contrôle par les entités élues. Dans
une interview donnée au Spiegel, Herta Däubler-Gmelin, Ministre
Allemande de la Justice, avertissait qu'il n'était pas acceptable de
laisser de petits pays tels que Chypre ou le Listenstein prendre des
décisions très importantes ayant un impact économique large sur le
reste de l'Europe et que l'Union Européenne devrait être
l'organisation naturelle pour un débat démocratique sur les brevets
logiciels.
Références
Diplomatic
Conference to revise the European Patent Convention -
http://www.european-patent-office.org/epo/dipl_conf/documents.htm
The EuroLinux
Petition for a Software Patent Free Europe -
http://petition.eurolinux.org
EuroLinux
Sponsors - http://petition.eurolinux.org/sponsors
Statements for Software Patent Free
Europe - http://petition.eurolinux.org/statements
The EuroLinux Public Consultation -
http://petition.eurolinux.org/consultation
Softwarepatente - SPIEGEL ONLINE -
27. Oktober
2000 http://www.spiegel.de/druckversion/0,1588,100120,00.html
The EuroLinux File on Software
Patents - http://petition.eurolinux.org/reference
L'Alliance EuroLinux pour une infrastructure informationnelle
libre est une coalition ouverte de sociétés
commerciales et d'associations à but non lucratif unies pour
promouvoir une culture informatique européenne fondée
sur les standards ouverts, la concurrence, Linux et les logiciels
libres. Les sociétés membres ou associés aux
campagnes d'EuroLinux développent ou commercialisent des
logiciels sous des licences libres, semi-libres ou non libres pour
des systèmes d'exploitation tels que Linux, Windows ou MacOS.
L'Alliance EuroLinux a lancé une
pétition électronique le 15 juin 2000 pour protéger l'innovation
logicielle en Europe. Cette pétition a reçu le support massif de plus
de 50 000 citoyens européens, 2000 décideurs et 200 compagnies.200
companies.
L'Alliance EuroLinux a co-organisé en 1999, en partenariat
avec l'ambassade de France au Japon, la première conférence
euro-japonaise sur Linux et les logiciels libres. Elle est également
à l'initiative du site www.freepatents.org
dont le but est de promouvoir et de protéger l'innovation dans
l'industrie informatique européenne.
Contacts Presse
France & Europe : Stéfane
Fermigier sf@fermigier.com
+33-6 63 04 12 77 Allemagne & Europe : Hartmut Pilch
phm@ffii.org +49-89 127 89
608 Danemark et Europe du Nord : Anne Østergaard
aoe@sslug.dk
Belgique
: Nicolas
Pettiaux nicolas.pettiaux@linuxbe.org
Adresse permanente pour ce communiqué
http://petition.eurolinux.org/pr/pr6.html http://petition.eurolinux.org/pr/pr6.pdf
Avertissement légal
Linux est une marque
déposée de Linus Torvalds. Toutes les autres marques
commerciales sont la propriété de leurs
propriétaires respectifs.
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